article de septembre
mer.
07
sept.
2011
Info le tabac c'est fini
Echanger en direct sur le site Priorité Santé Mutualiste avec Charles Brahmy, médecin tabacologue, le 9 septembre 2011
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C'est décidé : le tabac c'est fini !
Qu'il s'agisse d'une bonne résolution pour la rentrée ou d'un sevrage que vous avez initié pendant les vacances et que vous souhaitez poursuivre, vous avez sans doute des questions à poser à notre expert.
•Patchs ou hypnose : quelle méthode choisir ?
•Comment lutter contre les envies ?
•Comment peut-on se faire aider pour arrêter de fumer ?
Notre expert, le docteur Charles Brahmy, médecin tabacologue, répondra à vos interrogations et vous conseillera
le vendredi 9 septembre 2011, de 16 h à 17 h.
mer.
07
sept.
2011
Le Président de la Mutualité Française
Etienne Caniard était interrogé ce matin par Jean-Michel Apathie, en direct sur RTL sur les chances de la Mutualité de faire renoncer le gouvernement à la taxation les mutuelles. "Je ne sais pas si les députés et les sénateurs vont adopter ce plan en l’état. Mais je sais qu’il suscite énormément de remous", lui a répondu le président de la Mutualité Française.
"Le gouvernement pensait probablement que cette mesure passerait inaperçue. De fait, on a beaucoup plus parlé des 10.000 Français qui vont payer provisoirement 200 millions (NDLR, taxe sur les très hauts revenus) que des 94% de Français couverts par une mutuelle et qui vont payer 1,1 milliard durablement", déplore Etienne Caniard.
"Mais, aujourd’hui, il y a une prise de conscience, poursuit-il. Je suis persuadé qu’à terme le gouvernement devra abandonner cette mesure." En effet, plaide le président de la FNMF, "actuellement, les mutuelles sont indispensables pour accéder aux soins, car elles remboursent la moitié des dépenses de santé pour les soins courants".
S’il le faut, "nous reviendrons à la charge au moment de l’examen du projet de loi de finances pour 2012. C’est une question sérieuse : nous ne sommes pas en train de défendre une niche fiscale, mais un problème majeur : la santé des Français !", insiste le président de la Mutualité.
Cette taxation s’apparente-t-elle à une hausse des impôts ? "C’est clairement une augmentation des prélèvements obligatoires qu’on a voulu faire passer inaperçue. Il aurait été infiniment plus juste de ne pas faire preuve d’hypocrisie et de faire appel à la CSG plutôt que d’avoir recours à cette dissimulation", répond Etienne Caniard. "Je suis profondément indigné. Cette mesure rend plus difficile l’accès aux complémentaires santé et remet en cause notre système de protection sociale", conclut-il. Egalement cité dans Le Canard enchaîné (page 2), Etienne Caniard illustre en quelques chiffres le renchérissement de l’accès aux soins : "Entre 2008 et 2012, les cotisations ont augmenté en moyenne de 125 euros. Plus de la moitié de la hausse est le simple fait de la répercussion des taxes qui sont passées de 13 à 76 euros." La faute à qui, ironise l’hebdomadaire ?
Par ailleurs, Valérie Pécresse, ministre du Budget et des Comptes publics, a annoncé hier aux députés qu’elle leur présenterait, "dans quelques semaines", un PLFSS "qui mettra en évidence une division par deux du déficit de l’assurance maladie entre 2010 et 2012", rapporte Le Figaro-économie (page 17). Mais cette "bonne surprise" s’explique essentiellement par les nouvelles recettes du plan de rigueur : taxe sur les mutuelles, le tabac, augmentation de la CSG…,
source : la Mutualité Française
mer.
07
sept.
2011
aux Sénateurs de Picardie
A chaque Sénateur de la Picardie
Amiens, le 31 août 2011
Monsieur le Sénateur,
Le Premier Ministre a annoncé, le 24 août, un doublement de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance pour les contrats santé solidaires et responsables. Les autres contrats santé seraient désormais taxés à 9 % au lieu de 7 %.
Le Parlement avait déjà voté l’an passé l’assujettissement de ces contrats solidaires et responsables à la taxe spéciale sur les conventions d’assurance à hauteur de 3,5 %. Ce taux serait porté à 7 % dans le cadre du projet de loi de Finances rectificative pour 2011. Cette seconde augmentation, en moins d’un an, représenterait un nouveau surcoût de 1,1 milliard € en année pleine pour les adhérents à une complémentaire santé. Ajoutée à la très forte augmentation (plus d’un milliard €) de la contribution sur le chiffre d’affaires des organismes complémentaires d’assurance maladie décidée il y a trois ans, les divers prélèvements atteindraient autour de 13,5 % du montant des cotisations mutualistes. Par rapport à 2008, le montant des taxes sur les complémentaires santé serait donc multiplié par vingt !
C’est un très mauvais coup porté à l’accès aux soins de l’ensemble de la population, quand on sait que les complémentaires financent aujourd’hui 50 % des soins de premier recours.
Cette mesure est d’une grande injustice sociale. Si nul ne conteste la nécessité de lutter contre les déficits, comment comprendre le choix de taxer les complémentaires santé, indispensables à tous nos concitoyens, y compris les moins favorisés, quand l’effort demandé aux plus hauts revenus ne sera que symbolique. En effet, pour accéder aux soins, l’ensemble de nos concitoyens devront dorénavant payer 1,1 milliard € supplémentaire par an, alors que les plus hauts revenus ne contribueront que provisoirement et à hauteur de 200 millions, soit six fois moins.
Cette mesure est incohérente : elle va conduire de nombreux ménages à renoncer à avoir une couverture complémentaire santé, alors que le Gouvernement ne cesse de solliciter les mutuelles pour compenser les reculs de la Sécurité sociale.
Enfin, cette mesure sera inefficace à terme car elle va à l’encontre des ambitions affichées par ce même Gouvernement d’une meilleure organisation du système de santé. La taxation quasi uniforme des garanties complémentaire santé ne permettra plus de valoriser les contrats solidaires et responsables, accentuant ainsi la dérégulation et l’exclusion par la sélection des risques.
La Mutualité Française appelle de ses vœux l’ouverture d’un débat, rendu encore plus nécessaire par cette annonce, sur le financement de la Sécurité sociale et la modernisation du système de santé avant l’élection présidentielle. Elle se mobilise dans cette perspective.
En tant que Président de la Mutuelle des Cheminots Picards, je souhaite vous rencontrer au plus vite afin d’échanger avec vous sur ce sujet, de vous expliquer les raisons de notre opposition à ce nouvel impôt et de vous faire connaître les propositions de la Mutualité Française pour l’amélioration de notre système de santé.
Je reste à votre disposition pour préciser les modalités pratiques d’une éventuelle rencontre.
Je vous remercie par avance de l’attention que vous voudrez bien accorder à ma demande et vous prie d’agréer, Monsieur le Sénateur, l’expression de ma parfaite considération.
Pour le Conseil d'Administration, Le Président, Didier Violet
MUTUELLE DES CHEMINOTS PICARDS