LE CANCER DU CERVEAU
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LE CERVEAU
En France, chaque année, plus de 4 000 personnes apprennent qu’elles sont porteuses d’une tumeur cérébrale. Le taux de mortalité aurait amorcé une légère diminution depuis quelques années. Mais les tumeurs du cerveau entraînent encore le décès de plus de 3 000 patients par an.
Le cerveau commande la plupart des fonctions du corps : la respiration, la contraction des muscles, les battements du cœur … c’est aussi dans cet organe que sont analysées les informations sensorielles : la vision, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût. Enfin le cerveau est le siège de la mémoire, de l’apprentissage et des émotions.
Le cerveau est constitué de cellules nerveuses, les neurones, et de cellules qui en assurent le soutien, la protection et la nutrition, les cellules gliales.
C’est de la multiplication des cellules gliales, et non de celle des neurones, que résultent les principaux cancers du cerveau .
LES TUMEURS CEREBRALES
Le cerveau peut être le siège de près d’une dizaine de types de tumeurs qui sont classées selon les cellules qui les composent.
Les tumeurs primaires se développent à partir de cellules du cerveau ou des méninges qui sont devenues cancéreuses.
Les tumeurs secondaires (métastases) sont liées à une colonisation et un envahissement du cerveau par des cellules cancéreuses originaires d’un autre organe (poumon, sein.. ) transportées par la circulation sanguine.
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LES FACTEURS DE RISQUES
Dans la très grande majorité des cas, la cause des tumeurs cérébrales reste inconnue.
À de très rares exceptions, ces cancers ne sont pas d’origine génétique. Il n’a pas non plus été établi de relation entre le développement de tumeurs cérébrales et l’exposition à certains facteurs environnementaux (lignes à haute tension, pesticides…). Dès lors, il n’existe aucun moyen permettant d’anticiper ou d’empêcher l’apparition d’une tumeur cérébrale.
Toutefois, si l’on ne dispose pas de donnée démontrant que l’usage des téléphones mobiles présente un risque pour la santé, il convient de respecter certaines règles de protection : utiliser son téléphone mobile avec discernement, éviter de téléphoner en se déplaçant, conseiller aux enfants un usage modéré et utiliser un kit mains libres.
LES SYMPTOMES DU CANCER DU CERVEAU
Les cancers du cerveau se développent à l’intérieur du crâne, dont la structure est rigide. Au fur et à mesure de leur développement, elles augmentent la pression intracrânienne et compriment les zones fonctionnelles du cerveau. Les tumeurs cérébrales interagissent ainsi avec le fonctionnement normal du cerveau, mettant en jeu la vie du patient de manière immédiate.
Les premiers signes ressentis dépendent de l’endroit où la tumeur se développe. Il peut s’agir d’une paralysie, de troubles de la sensibilité, de la vue ou de la parole, de vertiges, de déséquilibres, de modification de l’humeur ou du comportement. Des crises d’épilepsie et des pertes de connaissance peuvent aussi survenir.
Mais le plus fréquemment, les cancers du cerveau se manifestent d’abord par des maux de tête inhabituels ou prolongés, souvent associés à des nausées.
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LE DIAGNOSTIC
L’examen clinique :
lorsqu’un médecin suspecte une tumeur cérébrale, il va d’abord réaliser un examen clinique complet afin de localiser la zone cérébrale suspecte. En effet, chaque territoire du cerveau étant associé à une fonction spécifique de l’organisme, la détection de symptômes périphériques peut indiquer qu’elle est la zone du cerveau qui est touchée.
L’imagerie médicale :
Cet examen sera complété par des techniques d’imagerie : scanner et IRM cérébraux.
Le scanner est un examen qui utilise les rayons X, dont les résultats sont traités par un ordinateur pour obtenir des vues en coupe.
L’IRM, ou imagerie par résonance magnétique nucléaire, permet d’obtenir d’excellentes images du cerveau. C’est un ordinateur qui traite les données obtenues par une stimulation électromagnétique.
Les examens complémentaires :
En fonction de l’état du patient, d’autres examens peuvent se révéler nécessaires.
Une ponction lombaire qui consiste à prélever un peu de liquide céphalo-rachidien au moyen d’une aiguille, une artériographie au cours de laquelle on injecte du produit iodé dans les artères du cerveau de façon à mieux préciser leur trajet.
La biopsie cérébrale:
Après tous ces examens, il peut être nécessaire de prélever des cellules et de les analyser pour connaître la composition précise de la tumeur. Ce prélèvement s’effectue au cours d’une intervention chirurgicale, à l’aide d’une petite aiguille guidée vers la lésion par un système d’imagerie intégré. L’examen est réalisé sous anesthésie. L’aiguille est introduite dans le crâne par un petit trou. Les cellules seront analysées en 5 à 8 jours. On peut ainsi déterminer de façon précise le type de tumeur en cause et le traitement le plus adapté.
LES TRAITEMENTS
Le traitement peut faire appel à une intervention chirurgicale pour retirer la tumeur, à une radiothérapie utilisant des rayons X spécifiques pour tuer les cellules cancéreuses, et à une chimiothérapie consistant à administrer par voie veineuse ou orale des médicaments qui détruisent les tumeurs. Ces traitements associés ont pour but d’éviter la récidive locale. Le choix du traitement dépend du type de la tumeur et de sa localisation dans le cerveau.
Les traitements des cancers du cerveau ont beaucoup évolué au cours des dix dernières années. Le pronostic reste toujours lié au type de tumeur, à sa localisation et à sa taille au moment de la prise en charge. Une surveillance régulière comprenant des examens neurologiques, sanguins et des imageries sera effectuée pour détecter des éventuels effets secondaires des traitements ou une récidive de la tumeur.
LES EFFETS SECONDAIRES DES TRAITEMENTS
Les techniques chirurgicales se sont considérablement développées au cours des trente dernières années. Mais après une intervention chirurgicale, il peut exister des séquelles qui sont fonction de la localisation et du volume de la tumeur.
La radiothérapie est susceptible d’entraîner l’apparition de déficits neurologiques. Mais reste rare. Plus fréquemment on observe des pertes de cheveux, des rougeurs locales et une fatigue intense.
La chimiothérapie entraînent des effets indésirables plus ou moins accentués selon les produits utilisés. Ils peuvent être en partie prévenus ou atténués : nausées et vomissements, diarrhées, constipation, aphtes, chute des cheveux, diminution des globules blancs et tendance à l’infection, diminution des globules rouges, diminution des plaquettes qui entraîne un risque d’hémorragie et surtout une fatigue importante.
VIVRE AVEC UN CANCER DU CERVEAU
La détresse psychologique résultant de l’annonce du diagnostic et de la mise en place du traitement ne doit jamais être négligée. Il est essentiel d’obtenir des réponses aux questions que l’on se pose et d’être informé sur le traitement. L’équipe soignante et les psychologues sont à même d’apporter cette aide, les associations de patients ayant aussi un rôle incontournable à jouer.
Enfin il est important de tisser ou de préserver des liens de confiance avec son médecin, sa famille et ses amis afin de se sentir soutenu dans la difficulté et de conserver le meilleur équilibre psychologique, gage d’une réponse optimale au traitement.
(source: arc-cancer , association pour la recherche sur le cancer)
Pour en savoir plus : arc-cancer.net
MUTUELLE DES CHEMINOTS PICARDS